Le Gouvernement attaque les positions de la CPJP

Publié le par la CPJP pour un Centrafrique meilleur

COMMUNIQUE DE PRESSE 001/01/09

 

 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), depuis fort longtemps, attendait de voir la mise en application effective des Résolutions du Dialogue Politique Inclusif (DPI) avant de réviser sa résolution quant à la démission de François BOZIZE par elle exigée.

 

Malheureusement, ce samedi 17 janvier 2009, à notre grande surprise, un détachement de huit (08) véhicules de la Milice présidentielle de François BOZIZE a attaqué nos positions aux environs de la ville de Ndélé. Notre crainte se confirme donc.

 

Nous avons tout de même riposté militairement. Et jusqu'à ce matin, 18 janvier 2009, le bilan s'élève à deux (02) morts et trois (03) blessés du côté de la CPJP. Cependant, nous avons infligé une nette correction à la Milice présidentielle en enflammant trois (03) véhicules avec leurs occupants d'environs vingt cinq (25) hommes par nos tirs de roquettes nourris. Les cinq (05) autres ont fui en direction de la ville de Ngarba.

 

Un renfort de quinze (15) véhicules militaires avec à leur tête le Chef  d'Etat Major de l'Armée nationale, Jules Bernard OUANDE qui est en déphasage avec les militaires centrafricains mais à la solde de François BOZIZE, est dépêché à Ndélé, précipitamment.

 

Ceci étant, nous réitérons à l'attention de la communauté nationale et internationale que François BOZIZE ne respecte jamais ses engagements, comme le prouve l'inutile déclenchement des hostilités à notre égard. Au lieu de continuer les négociations avec l'opposition, démocratique et armée, en ce qui concerne la formation du Gouvernement de Consensus préconisé par le Dialogue Politique Inclusif, François BOZIZE, en attaquant nos positions, cherche une disculpation et, en même temps, dévoile son intention de museler l'opposition.

 

En conséquence, en vue de corriger l’échec du Dialogue Politique Inclusif, la vigilance de tous les centrafricains est appelée à se concentrer sur les moyens d’arrêter la dérive autoritaire du régime, cause d’une déliquescence annoncée du pays.

 

 

LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS

 

 

Fait à Bossembélé, le 18 janvier 2009

 

Pour le Conseil Politique

Le Chargé de Mission,

 

Assan M'BRINGA TOGBO

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